La culture de l’échec

FR

Autant petit, la culture de l’échec, je ne connaissais pas. J’ai en effet été élevé dans la recherche de l’excellence et de la performance. Autant maintenant, je suis un convaincu de cette culture, qui est loin d’être ancrée dans la culture française.

Aussi, j’en parle aujourd’hui car j’ai assisté le 15/12 à la soirée de lancement du Prix Attractive Innovation, et la culture de l’échec a été évoquée. De grands groupes EDF, THALES, INPI pour ne citer qu’eux, sont aussi de plus en plus conscients que la réussite peut passer par l’échec, ce qui m’a conforté dans ma philosophie. En Californie, dans la Silicone Valley, les buziness angels préfèrent même prêter de l’argent à des entrepreneurs qui ont subi des échecs !

Savoir entreprendre, c’est savoir prendre des risques, accepter de se tromper et de ne pas réussir ce que l’on entreprend. Le cofondateur de Google, Sergey Brin, a eu un parcours semé d’échecs avant de connaître le succès. L’échec est positif à partir du moment où l’on en tire des enseignements qui permettent de rebondir et d’améliorer une innovation, un processus ou un changement généré. De là, à dire qu’il n’y a pas de succès sans échec, telle n’est pas ma conviction. On peut aussi tout réussir, non ? Réussir sans échec préalable, oui.

En France, on souffre aujourd’hui de ne pas savoir suffisamment accorder de seconde chance, au risque de brider l’audace de la jeunesse et de tous les talents. Oser, échouer, recommencer : c’est l’enseignement de la vie, c’est ce qui nous fait avancer et nous améliorer, et pourtant, en France, c’est vu comme une anomalie.

On rattrape petit à petit notre retard sur les Etats-Unis mais le chemin sera encore long… L’échec est perçu de façon radicalement différente en France qu’aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres pays. Nous avons une vision assez négative de l’échec, plus précisément de celui qui a échoué. Quelqu’un qui a échoué est d’abord vu comme un homme qui a échoué. Alors qu’aux Etats-Unis par exemple, mais aussi en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves, un homme qui a échoué, c’est d’abord un homme qui a une expérience, qui a tenté quelque chose, et parfois même, surtout aux Etats-Unis, c’est éventuellement un homme qui va réussir et n’a pas encore réussi. Cette culture anglo-saxonne pense qu’il a pu s’enrichir de cet échec.

Donc foncez, avec en tête que toute expérience  peut apporter un plus…

sans-titre (24)

EN

The culture of failure

As small, the culture of failure, I did not know. I have indeed been raised in the quest for excellence and performance. As much now, I am convinced of this culture, which is far from being rooted in French culture.
Also, I talk about it today because I attended the launch party of the Attractive Innovation Award on December 15, and the culture of failure was mentioned. Large groups EDF, THALES, INPI to name a few, are also increasingly aware that success can go through failure, which has strengthened my philosophy. In California, in the Silicone Valley, buziness angels even prefer to lend money to entrepreneurs who have suffered failures!
To know how to undertake is to know how to take risks, to accept to be wrong and not to succeed what one undertakes. Google’s co-founder, Sergey Brin, had a history of failures before he was successful. Failure is positive from the moment we learn lessons that bounce back and improve an innovation, process or change generated. From there, to say that there is no success without failure, that is not my conviction. We can also succeed everything, right? Succeed without fail, yes.
In France, we suffer today from not knowing enough to grant second chance, at the risk of curbing the boldness of youth and all talents. To dare, to fail, to start again: it is the teaching of life, it is what makes us progress and improve, and yet, in France, it is seen as an anomaly.
We are slowly catching up with the United States but the road will be long … The failure is perceived in a radically different way in France than in the United States and in many other countries. We have a rather negative view of failure, more precisely of failure. Someone who failed is first seen as a man who has failed. While in the United States, for example, but also in Great Britain and the Scandinavian countries, a man who has failed is first and foremost a man who has experience, who has tried something, and sometimes even , especially in the United States, it is eventually a man who will succeed and has not yet succeeded. This Anglo-Saxon culture thinks that it has been enriched by this failure.
So go for it, with the thought that any experience can bring more …

 

 

Une réflexion sur “La culture de l’échec

  1. kindnessandcuriosity 2 janvier 2016 / 17 h 27 min

    L’éducation à la française = il est interdit de se tromper.

    6% = la proportion d’adultes français ayant déjà créé une entreprise ou qui sont en train d’en créer une (56ème sur 59 pays étudiés selon une enquête GEM)

    J'aime

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