(LA)HORDE au MAC

FR

La Maison des Arts Créteil accueille (LA)HORDE ce week-end (2-3 Février 2018). Ils sont jeunes, brillants, mais surtout « Jumpstylers » (on dit aussi « Jumpers »).

« Avec (LA)HORDE, le terme « post-internet », emprunté à l’art contemporain, s’impose à la danse et change le périmètre de ses codes. Comme pour le hip-hop hier, l’effervescence de la rue est inspirante, puissante tandis que les réseaux sociaux explosent, engrangent, référencent et archivent des milliers de corps et de gestes en mouvement partout dans le monde. Au croisement des deux, jaillit une nouvelle écriture chorégraphique spontanée, frontale, tonique, tumultueuse, en partage portée par de jeunes Jumpers, autodidactes et connectés. Eclos sur la toile puis épanoui dans la rue, le jumpstyle né d’abord dans une chambre à travers un écran : transmetteur d’une stylistique dansée à reproduire live dans son salon puis en place publique mais à partager inconditionnellement avec ses pairs sur internet. »

Ils sont 13 sur scène, oui 13. N’ayez pas peur ! C’est un spectacle très énergique, mais avec des temps de pause, afin de laisser souffler les danseurs, de raconter leur histoire et d’entrer dans leur univers où YouTube est omniprésent. Ils viennent de Pologne, France, Ukraine, Hongrie, Allemagne, Belgique et Québec. Ce mélange de nationalité fait toute la richesse de ce spectacle qui vous surprendra par sa mise en scène. Vous plongerez dans un univers musical de la fin des années 80, début 90, ère de  l’émergence de la Techno en Belgique.

Quelques paroles de Jumpers

NIKE REISINGER AKA NEON [Allemagne]: « Le Jumpstyle est la flamme qui nous anime tous. C’est une danse qui exprime l’émotion, les sentiments et la passion ».

THOMAS HONGRE AKA TOPA [France]:« Le Jumpstyle est une danse née aux alentours des années 2000 dans les clubs belges et hollandais. Avec internet, l’arrivée de YouTube et de Dailymotion, les gens ont commencé à faire des vidéos en extérieur, ce qui permettra à la danse d’évoluer avec un pas de base Hardjump. Ces vidéos vont permettre de faire connaître la danse à travers le monde, où elles connaîtront un grand essor dans l’Europe de l’Est ».

LASZLO HOLODA AKA LESLEE [Hongrie]:« J’ai commencé le Jumpstyle il y a presque 9 ans, en voyant une vidéo sur Internet. J’ai alors décidé d’en faire ma passion principale. Le Jumpstyle a des pas basiques. J’ai débuté avec l’Oldschool, une combinaison de 5 petits mouvements. Puis je suis passé au Hardjump, qui est devenu de plus en plus connu. C’est une combinaison de 6 petits mouvements. Ces deux bases ne sont pas dures à apprendre, mais elles demandent beaucoup d’entraînements pour que ce soit agréable à regarder. »

Ils sont encore là demain à 20h au MAC avec en bonus une 150 BPM FREE PARTY à 21h30. Ne les ratez pas (deuxième française).

EN

The House of Arts Créteil hosts (LA) HORDE this weekend (2-3 February 2018). They are young, brilliant, but especially « Jumpstylers » (we also say « Jumpers »).
« With (LA) HORDE, the term » post-internet « , borrowed from contemporary art, imposes itself on dance and changes the perimeter of its codes.As for hip-hop yesterday, the excitement of the street is inspiring, powerful as social networks explode, collect, reference and archive thousands of moving bodies and gestures all over the world, and at the crossroads of the two springs a new spontaneous choreographic writing, frontal, tonic, tumultuous, sharing carried by young jumpers, self-taught and connected, hatching on the canvas and blooming in the street, the jumpstyle first born in a room through a screen: transmitter of a stylistic danced to reproduce live in his living room and then in public place but to share unconditionally with his peers on the internet.  »
They are 13 on stage, yes 13. Do not be afraid! It’s a very energetic show, but with breaks, to let the dancers blow, tell their story and enter their universe where YouTube is omnipresent. They come from Poland, France, Ukraine, Hungary, Germany, Belgium and Quebec. This mix of nationality makes all the richness of this show which will surprise you by its staging. You will dive into a musical universe of the late 80’s, early 90’s, era of the emergence of Techno in Belgium.

Some Jumpers lyrics

NIKE REISINGER AKA NEON [Germany]: « The Jumpstyle is the flame that drives us all, it’s a dance that expresses emotion, feelings and passion. »

THOMAS HONGRE AKA TOPA [France]: « The Jumpstyle is a dance born around the years 2000 in Belgian and Dutch clubs.With internet, the arrival of YouTube and Dailymotion, people started to make videos outdoors, This will allow the dance to evolve with a basic step Hardjump.These videos will help to make known the dance around the world, where they will experience a great expansion in Eastern Europe.

LASZLO HOLODA AKA LESLEE [Hungary]: « I started the Jumpstyle almost 9 years ago when I saw a video on the internet, so I decided to make it my main passion, the Jumpstyle has basic steps. I started with the Oldschool, a combination of 5 small movements, then I went to the Hardjump, which has become more and more known.It is a combination of 6 small movements.These two bases are not hard to learn. but they require a lot of workouts to make it fun to watch. « 

They are still here tomorrow at 20h at the MAC with a bonus of 150 BPM FREE PARTY at 21:30. Do not miss them (French second).

 

 

Tokyo Hit à Paris le 01/04/2017

ken ishii

takkati itoh

FR

J’adore la culture japonaise, qui mêle tradition et modernité. Alors, quand il y a un événement électro nippon à Paris, j’y cours. Petit récit d’une super soirée à la Maison de la Culture du Japon dans le 15ème. Un événement réussi est tout d’abord un événement avec une maxi sécurité. Fouille au corps, Portail détecteur de métal, ça tranquillise. Un accueil simple et sympathique des organisateurs est toujours aussi bien perçu. On est loin des clichés des boites parisiennes, où l’accueil est désastreux quand tu n’as pas commandé ton magnum. Un petit tampon sur la main et go. Ambiance underground, oui carrément, ça se passe au -3 dans la grande salle. A l’entrée, vestiaire, signalétique en français et en japonais, oui c’est bien Tokyo Hit, je ne me suis pas trompé de soirée. Une animation vidéo reproduisant le mouvement du public qui passe. Cool, ambiance garantie, surtout que le bar est décoré de photos de Tokyo : ça me rappelle mon séjour y a moins d’un an à Tokyo. C’est très réussi. Sur la piste, un grand tapis rond blanc. Et un public jeune composé de beaucoup de japonais, qui ont répondu présent à cet événement. DJ Binin pour chauffer la piste et constater que la sono est excellente. J’ai apprécié mes boule quies. A minuit, Takaaki Itoh prend le set. Visage impassible, il balance bien, du son tokyoite, avec une animation vidéo projetant des effets lumineux sur un support 3D sous forme d’éventails. Un petit sourire à la fin du set 😉 pour passer les platines à Ken Ishii, une star au pays du soleil levant. Et on comprend pourquoi tout de suite. Du son épuré, déchaînant le public. On se croirait à Tokyo. L’animation vidéo de bonne qualité. Ken Ishii donne de sa personne, il est dans son trip. Le public est comblé. Je n’ai pas vu le dernier de la line-up, Binair ;  je ne voulais pas griller mon Dimanche…

Un grand merci à Take Hit pour la soirée.

EN

I love Japanese culture, which combines tradition and modernity. Then, when there is an electro-Nippon event in Paris, I run. Small tale of a great evening at the House of Culture of Japan in the 15th. A successful event is first and foremost an event with maximum safety. Excavation to the body, Metal detector portal, it calms down. A simple and friendly reception of the organizers is always as well perceived. We are far from the clichés of Parisian boxes, where the reception is disastrous when you have not ordered your magnum. A small pad on the hand and go. Underground atmosphere, yes squarely, it happens at -3 in the great room. At the entrance, cloakroom, signposting in French and in Japanese, yes it is Tokyo Hit, I was not wrong of evening. A video animation reproducing the movement of the passing public. Cool atmosphere guaranteed, especially since the bar is decorated with pictures of Tokyo: it reminds me of my stay there less than a year in Tokyo. It is very successful. On the track, a large round white carpet. And a young audience composed of many Japanese, who responded to this event. DJ Binin to heat the track and find that the sound is excellent. I enjoyed my ball earplugs. At midnight, Takaaki Itoh takes the set. Impassive face, it balances well, tokyoite sound, with a video animation projecting luminous effects on a 3D support in the form of fans. A small smile at the end of the set 😉 to pass the turntables to Ken Ishii, a star in the land of the rising sun. And we understand why right away. Clean sound, unleashing the public. It feels like Tokyo. Good quality video animation. Ken Ishii gives of his person, he is in his trip. The public is filled. I did not see the last of the line-up, Binair; I did not want to grill my Sunday …
A big thank you to Take Hit for the evening.