« Brown-out »

brown

FR

Vous connaissez tous le « burn-out » symbolisant l’excès de travail jusqu’à épuisement, le « bore-out » aussi (car vous avez lu mon article : bore-out) ou l’ennui permanent au boulot, et le « brown-out » ?

Le « brown-out » (« absence de courant » en français) est une nouvelle pathologie due à un sentiment d’absurdité, d’inutilité, de stupidité voire de nuisance de son travail.  Dans notre monde moderne capitalo-dégradant , de plus en plus, on ne cherche plus la valorisation mais la performance. La valeur sociale du travail est mise de côté. « Faire de l’argent   «  est la priorité. Ainsi un publicitaire, qui pousse à la surconsommation de produits plus ou moins utiles, voire inutiles, contribue à l’accroissement de l’endettement, de l’obésité, de la pollution,…contrairement à un agent de nettoyage en milieu hospitalier qui contribue à la réduction d’infections nosocomiales et dont le travail a une réelle utilité. C’est ce qu’on appelle aussi le retour social sur investissement. Un travail utile opposé à un travail inutile. On peut citer aussi les consultants « gratte-papiers », « brasseurs de vents » qui pondent des rapports qui ne servent à rien, les ressources humaines zombiesques qui gèrent les licenciements avant les carrières, les hommes politiques, ou ceux qui gravitent autour avec des postes honorifiques sans aucun contenu, trop nombreux et pas assez occupés,…une grande partie des emplois de bureau. Des jeunes diplômés brillants qui mettent leur cerveau en sommeil et qui évoluent dans un climat intellectuel para-prostitutionnel, à la recherche de l’argent, du pouvoir, du sexe. Des collaborateurs, qui subissent la pression de chefs fainéants et incompétents.  Il y a aussi les « bullshits jobs » ( boulots de merde) : les agents de caisses, les gardiens de musée, les ouvriers qui font des tâches très découpées qui rend le cœur de leur métier invisible; utilité oui, mais ingratitude et intérêt zéro du boulot. Il y a aussi les professions utiles socialement qui perdent leur sens au profit de mère rentabilité, les infirmières pour ne citer qu’elles. Le quotidien devient absurde et on a alors hâte de finir sa journée… L’épanouissement professionnel est-il devenu un mythe ? La motivation d’une rémunération, confortable ou pas, peut-elle expliquer cet asservissement ? Le cadre qui bosse pour mettre la pression sur les échelons inférieurs, l’ouvrier qui fabrique des armes ou des produits futiles, le salarié qui exécute des tâches inutiles données par son chef,…a-t-il encore une éthique ? Combien « pète les plombs » et change carrément de vie et/ou de boulot ? Ce n’est plus une tare de changer de voie professionnelle. Les exemples sont de plus en plus nombreux : un ingénieur qui monte son bar, une cadre supérieure qui se lance dans la mode, un consultant qui devient ébéniste, un fonctionnaire qui va travailler dans le privé,… Il faut garder la foi, prendre du recul, pour ensuite changer de cap ou lever le pied, afin d’éviter que ce malaise quotidient incéssant s’intensifie et devienne une maladie…

La trilogie des b « burn-bore-Brown-out », j’espère qu’elle ne passera pas par moi…;-)

EN

You all know the « burn-out » symbolizing the excess of work until exhaustion, the « bore-out » too (because you read my article: bore-out) or the permanent boredom at work, and the  » brown-out « ?

The « brown-out » is a new pathology due to a feeling of absurdity, uselessness, stupidity or even nuisance of his work. In our modern capitalo-degrading world, more and more, we no longer seek valorization but performance. The social value of the work is set aside. « Make money » is the priority. Thus an advertiser, who pushes for the overconsumption of more or less useful or even useless products, contributes to the increase in indebtedness, obesity, pollution, … unlike a cleaning agent in a hospital environment which contributes to the reduction of nosocomial infections and whose work has a real utility. This is also called social return on investment. Useful work opposed to unnecessary work. We can also cite the consultants « scrapers », « wind blowers » who write reports that are useless, the zombie human resources who manage the layoffs before the careers, the politicians, or those who revolve around with Honorary positions without any content, too many and not busy enough … a lot of office jobs. Bright young graduates who put their brains to sleep and who evolve in an intellectual atmosphere para-prostitutional, in search of money, power, sex. Collaborators, who are under pressure from lazy and incompetent leaders. There are also « bullshits jobs »: crate agents, museum guards, workers who do very choppy tasks that makes the heart of their job invisible; utility yes, but ingratitude and zero interest in the job. There are also socially useful professions that are losing their meaning to mother profitability, nurses to name a few. The daily becomes absurd and we can not wait to finish our day … Has professional fulfillment become a myth? The motivation of a remuneration, comfortable or not, can it explain this enslavement? The cadre who works to put pressure on the lower echelons, the worker who makes weapons or futile products, the employee who performs unnecessary tasks given by his boss, … does he still have an ethic? How much « fills the sink » and change of life and / or job? It is no longer a flaw to change career path. There are more and more examples: an engineer who sets up his bar, a senior executive who starts fashion, a consultant who becomes a cabinetmaker, an official who goes to work in the private sector, … We must keep the faith, take a step back, then change course or lift the foot, to prevent this daily discomfort intensifies and becomes an illness …

The trilogy of b burn-bore-brown-out, I hope it will not go through me 😉

 

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